Présidentielles 2011 : Faut-il en arriver là ?

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publié le 03/10/2011 à 04:27


Les tensions liées à la prochaine élection présidentielle se matérialisent : Jeudi 29 Septembre en début de matinée, des hommes armées en tenue de militaire ont bloqué le pont du Wouri à Douala, tirant des coups de semonce et demandant le départ du président actuel, Paul Biya.

Le nombre total des assaillants n'est pas connu, mais, il serait entre une et cinq personnes. Des assaillants qui ont eu la riposte du Bataillon d’Intervention Rapide qui les a délogés et rétabli la circulation sur le pont sans qu’une mort soit à déplorer, mais sans interpeller les assaillants. Un assaillant aurait reçu une balle au pied et serait tombé dans le wouri. Une genèse de l’histoire qui pose des questions sur la crédibilité de l’évènement tout entier, qui pour beaucoup n’aurait été qu’un coup savamment orchestré par le régime en place. Peu après, Bertin Kisob, candidat recalé à la présidentielle d'Octobre a revendiqué cette attaque dans son blog. 

D'autres part, des grenades auraient été découvertes et désarmorcées ce même jour dans un bureau d' ELECAM à Limbé, l'enquête a été ouverte sur la provenance de ces grenades.

A la suite de l’attaque sur le pont du Wouri, la sécurité a naturellement été renforcée à Douala : les forces de l’ordre quadrillent la ville, officiellement pour protéger les habitants, mais sans doute pour anticiper des soulèvements à la suite de l’élection de revivre les émeutes de Février 2008 ou les « villes mortes » des années 90.

Un évènement isolé qui traduit tout de même une certaine nervosité d’une partie de la population camerounaise qui ne souhaite pas voir le président sortant se présenter à la prochaine élection, l’accusant de s’être taillé une élection sur mesure, jouant sur les délais pour déstabiliser l’opposition et s’assurer la victoire.


De nombreux appels au boycott de la prochaine présidentielle sont lancés depuis quelques semaines, certains observateurs estimant que l’alternance ne se fera pas dans les urnes. D’après Evariste Fopousi, responsable de la communication du SDF, il ne s’agit là que d’un montage du RDPC pour justifier le renforcement des mesures de sécurité dans les grandes villes afin d’anticiper tout mouvement populaire.

Ces événements sans l'ombre d'aucun doute ne présagent pas du beau temps pour le Cameroun. A cela Nous interpellons davantage tous à la prière pour notre chère nation.





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